Ce que j'ai écouté en 2014 - 2ème partie :
YES : "Fly from here" - 2011 ****1/2
Voilà une véritable belle surprise que cet album de Yes, d'une part parce que les précédents albums ("Magnification" notamment) n'étaient pas du meilleur, et ensuite parce que Benoît David, chanteur de Mystery, remplace très bien Jon Anderson au chant. On retrouve les fondateurs des Buggles et l'une de leurs chansons phares non réalisée en 1980 : "Fly from here", superbe chanson coupée en 6 titres. Le reste de l'album est tout à fait honorable, ce qui vaut à cet album d'être aussi bon que "Going for the one" en... 1977 ! Et quelle belle pochette ! Wow !
JETHRO TULL : "Under wraps" - 1984 ***
Après un superbe album en 1982, "Broadsword...", on aurait pu s'attendre à une digne suite, hélas, Ian Anderson cède à la mode des batteries électroniques et des synthés à tout va, et l'album s'en ressent fortement, ne permettant pas d'accrocher aux morceaux. Seuls "Lap of luxury", "European legacy" et les deux "Under wraps #1 et #2" sont de bonnes chansons, le reste est pour moi moins intéressant...
MIKE OLDFIELD : "Incantations" - 1978 ***1/2
C'est le quatrième album du guitariste, basé sur la même formule, à savoir des titres qui prennent toute la face d'un album vinyle. Ici quatre titres, car double album, on n'évite pas la redite, mais dans l'ensemble, c'est toujours du bon Mike Oldfield. Il invite Maddy Prior au chant ce qui est une bonne surprise.
ROLLING STONES : "Beggar's banquet" - 1968 **1/2
Je n'ai pas du tout accroché à cet album. Seul "Sympathy for the devil", "No expectations" et "Salt of the earth" sortent du lot, le reste n'est que blues insipide à mon goût.
KING CRIMSON : "Starless and bible black" - 1974 **1/2
D'habitude, j'aime bien King Crimson. Ils ont sorti des chefs d'oeuvre. Hélas ici, ce n'est qu'ennui... Un album un peu raté pour moi, à part "The night watch".
FREE : "Free" - 1969 ***
Du blues et du Rhythm & Blues, très anglais, c'est ce que nous propose Free sur son deuxième album. La chanson qui me plait le plus est la première : "I'll be creepin'". Le reste est sympa mais sans plus.
DONOVAN : "Sunshine superman" - 1966 **1/2
Mis à part les trois premiers titres, dont "Sunshine superman" évidemment, j'ai eu du mal à accrocher à l'album. C'est de la pop pure des années 60, on sent bien cependant l'ambiance Dylan, mais en pop... bof...
GENESIS : "Genesis" - 1983 ****
Cet album est une bonne surprise après le ratage d'"Abacab" deux ans auparavant. Bien sûr, Genesis est devenu pop, mais les titres sont très bons ("That's all", "Home by the sea", "Taking it all too hard", "Silver rainbow"). Bon on oublie "Mama", je n'aime pas cette chanson. Mais à part ça, Genesis continue à être mon deuxième groupe préféré (après Jethro Tull, cela va sans dire).
mercredi 5 novembre 2014
mardi 4 novembre 2014
2014 - 1
Ce que j'ai écouté en 2014 - 1ère partie :
MIKE OLDFIELD : "Tubular bells" - 1973 ****
C'est un peu étrange que je ne découvre cet album que cette année mais c'est comme ça. En fait je ne connaissais que le thème principal, pour l'avoir entendu dans "L'exorciste". C'est un bon album instrumental, je ne crierai pas au génie comme cela a été le cas à l'époque mais il comporte de très bons passages.
NATIONAL HEALTH : "National health" - 1977 ***
Premier album de ce groupe issu de l'école de Canterbury, essentiellement instrumental avec quelques parties de chant des anciennes Northettes de Hatfield and the North. De bons passages, notamment dans "Tenemos Road" et "Elephant". Un peu déçu cependant...
GLASS HAMMER : "The inconsolable secret" - 2005 ***1/2
C'est un double album de rock progressif, avec de très bons et de moins bons moments, je retiens surtout le titre "The maker of crowns" qui a tout d'un titre progressif épique.
IAN ANDERSON : "Thick as a brick 2" - 2012 ****
Je retrouve mon idole en forme avec cet album qui rappelle le chef d'oeuvre de Jethro Tull de 1972, "Thick as a brick". Le meilleur titre restera "Shunt and shuffle" avec son intro à la flûte accrocheuse.
BIG BIG TRAIN : "English electric part 1" - 2012 ***1/2
Ce groupe de rock progressif a sorti un album honnête, la voix du chanteur est superbe, mais je préfère "English electric part 2". Je retiendrai de cet album le dernier titre "Hedgerow".
TONY BANKS : "A curious feeling" - 1979 ***
J'espérais beaucoup de cet album du claviers de Genesis, et je fus un peu déçu. Le son des claviers ne me plait que moyennement, et les mélodies ne sont pas aussi accrocheuses que celles de Genesis... Le titre que je retiendrai sera "For a while".
THE WHO : "Quadrophenia" - 1973 ****
Voici un bon album des Who, avec plein de bons rocks et des mélodies attachantes. J'adore "The dirty jobs", tout comme "I've had enough" et "Doctor Jimmy". Pas aussi bon que "Tommy", mais dans la même veine.
SUPERTRAMP : "Free as a bird" - 1987 ***1/2
Ce n'est pas un album raté, mais il manque Roger Hodgson, ça se sent, et le son des années 80 ne convient pas trop à Supertramp. Je retiens malgré tout "It's alright", que j'aime bien.
MIKE OLDFIELD : "Tubular bells" - 1973 ****
C'est un peu étrange que je ne découvre cet album que cette année mais c'est comme ça. En fait je ne connaissais que le thème principal, pour l'avoir entendu dans "L'exorciste". C'est un bon album instrumental, je ne crierai pas au génie comme cela a été le cas à l'époque mais il comporte de très bons passages.
NATIONAL HEALTH : "National health" - 1977 ***
Premier album de ce groupe issu de l'école de Canterbury, essentiellement instrumental avec quelques parties de chant des anciennes Northettes de Hatfield and the North. De bons passages, notamment dans "Tenemos Road" et "Elephant". Un peu déçu cependant...
GLASS HAMMER : "The inconsolable secret" - 2005 ***1/2
C'est un double album de rock progressif, avec de très bons et de moins bons moments, je retiens surtout le titre "The maker of crowns" qui a tout d'un titre progressif épique.
IAN ANDERSON : "Thick as a brick 2" - 2012 ****
Je retrouve mon idole en forme avec cet album qui rappelle le chef d'oeuvre de Jethro Tull de 1972, "Thick as a brick". Le meilleur titre restera "Shunt and shuffle" avec son intro à la flûte accrocheuse.
BIG BIG TRAIN : "English electric part 1" - 2012 ***1/2
Ce groupe de rock progressif a sorti un album honnête, la voix du chanteur est superbe, mais je préfère "English electric part 2". Je retiendrai de cet album le dernier titre "Hedgerow".
TONY BANKS : "A curious feeling" - 1979 ***
J'espérais beaucoup de cet album du claviers de Genesis, et je fus un peu déçu. Le son des claviers ne me plait que moyennement, et les mélodies ne sont pas aussi accrocheuses que celles de Genesis... Le titre que je retiendrai sera "For a while".
THE WHO : "Quadrophenia" - 1973 ****
Voici un bon album des Who, avec plein de bons rocks et des mélodies attachantes. J'adore "The dirty jobs", tout comme "I've had enough" et "Doctor Jimmy". Pas aussi bon que "Tommy", mais dans la même veine.
SUPERTRAMP : "Free as a bird" - 1987 ***1/2
Ce n'est pas un album raté, mais il manque Roger Hodgson, ça se sent, et le son des années 80 ne convient pas trop à Supertramp. Je retiens malgré tout "It's alright", que j'aime bien.
dimanche 19 octobre 2014
STEVE HACKETT - Voyage of the acolyte - 1975
En 1975, j'avais 8 ans. Ca on s'en moque, mais Steve Hackett sortait son premier album solo, alors qu'il était encore dans Genesis, et ça c'était une très bonne nouvelle.
Certains le considèrent comme l'album perdu de Genesis. C'est vrai que trois musiciens du groupe jouent dessus, que "Star of Sirius" laisse présager "A trick of the tail", mais au delà de ça, nous avons là un album qui reflète bien les capacités guitaristiques de Steve Hackett, parfois trop effacé dans le groupe.
Sous une pochette magnifique, cet album que j'ai découvert en 1984 m'enchante toujours autant. La pochette, c'est sa compagne d'alors, Kim Poor, qui la signe, comme beaucoup des albums à venir d'ailleurs.
Le thème de l'album est le tarot, et chaque titre y fait référence.
Entrons maintenant dans le vif du sujet, et attribuons gaiement un 5 étoiles à cet album majeur de rock progressif des années 70.
1. Ace of wands : ***** Entrée tonitruante pour un titre énorme même s'il est brutal au départ. Cet instrumental est purement magique et les guitares électriques et acoustiques s'enchevêtrent avec les claviers de manière majestueuse. Le passage calme est d'une pure beauté, avec des synthès à la fête. Rien que pour ce titre, l'album vaut déjà le coup !!! En tout cas, voilà un titre qui aurait dû être sur un album de Genesis !!!
2. Hands of the priestess (part 1) : ***** Quelle beauté dans ce morceau instrumental où la guitare acoustique flirte avec la flûte traversière et les nappes de claviers. Un émerveillement !
3. A tower struck down : Titre étrange, à la fois "heavy" et inquiétant, qui tranche complètement avec le titre précédent. Ca reste malgré tout un très bon titre, un peu répétitif il est vrai, mais c'est l'effet escompté. Notons la version sur "Genesis Revisited II" en 2012 que je trouve moins intéressante. A 3mn17 une foule semble scander "Steve Hackett", et une explosion survient, avant un passage au mélotron très film d'horreur, superbe, et un arpège tout aussi inquiétant uniquement à la guitare électrique. Son frère John Hackett participe à la composition du morceau.
3. Hands of the priestess (part 2) : ***** Et voilà le merveilleux soulagement après l'ambiance lourde du précédent morceau. Quel enchantement ! Le hautbois est un instrument magnifique quand il est bien utilisé, c'est le cas ici. Et ces flûtes qui virevoltent à tout va ! Trop court (1mn34) !!!
4. The hermit : ***** Pour la première fois, nous entendons la voix de Steve Hackett sur ce titre acoustique avec un très bel arpège à la guitare, qu'un violoncelle vient parfois embellir encore, avec un superbe solo de hautbois en final. J'adore, tout simplement !
5. Star of Sirius : ***** On tourne le vinyle et voilà un titre progressif magistral, chanté cette fois-ci par Phil Collins. Ce titre aurait également pu figurer sur "A trick of the tail" tellement il sonne "Genesis". Le morceau commence doucement, à la guitare acoustique, arrive la voix, les voix devrais-je dire, pour un couplet très aérien. La batterie arrive et le rythme nous emballe dans un tourbillon magnifique pour le refrain. Les passages calmes et rapides alternent, et le final est éblouissant (ah ce solo de guitare électrique !!!).
6. The lovers : Petit passage calme à la guitare acoustique tout simple, qui tourne en bande à l'envers au milieu du morceau déjà très court. C'est pour mieux arriver au morceau suivant :
7. Shadow of the hierophant : ***** C'est le titre le plus long de l'album (11mn44) et un des plus réussis également. Composé avec Mike Rutherford, ce morceau est composé de deux parties principales, la partie chantée par Sally Oldfield, et le long instrumental répétitif avec cet arpège magique et cette ambiance tour à tour lourde et possédée.
* * *
Si avec ça je ne vous ai pas convaincu de la beauté de cet album ! Il faut dire que les albums suivants de Steve Hackett seront de plus en plus inégaux, il n'y a que cet album qui soit en tout point génial. Alors foncez ! Ecoutez-le !!!
En tout cas, Steve Hackett est et restera pour moi le meilleur guitariste au monde, même si sa discographie est en dent de scie.
Certains le considèrent comme l'album perdu de Genesis. C'est vrai que trois musiciens du groupe jouent dessus, que "Star of Sirius" laisse présager "A trick of the tail", mais au delà de ça, nous avons là un album qui reflète bien les capacités guitaristiques de Steve Hackett, parfois trop effacé dans le groupe.
Sous une pochette magnifique, cet album que j'ai découvert en 1984 m'enchante toujours autant. La pochette, c'est sa compagne d'alors, Kim Poor, qui la signe, comme beaucoup des albums à venir d'ailleurs.
Le thème de l'album est le tarot, et chaque titre y fait référence.
Entrons maintenant dans le vif du sujet, et attribuons gaiement un 5 étoiles à cet album majeur de rock progressif des années 70.
1. Ace of wands : ***** Entrée tonitruante pour un titre énorme même s'il est brutal au départ. Cet instrumental est purement magique et les guitares électriques et acoustiques s'enchevêtrent avec les claviers de manière majestueuse. Le passage calme est d'une pure beauté, avec des synthès à la fête. Rien que pour ce titre, l'album vaut déjà le coup !!! En tout cas, voilà un titre qui aurait dû être sur un album de Genesis !!!
2. Hands of the priestess (part 1) : ***** Quelle beauté dans ce morceau instrumental où la guitare acoustique flirte avec la flûte traversière et les nappes de claviers. Un émerveillement !
3. A tower struck down : Titre étrange, à la fois "heavy" et inquiétant, qui tranche complètement avec le titre précédent. Ca reste malgré tout un très bon titre, un peu répétitif il est vrai, mais c'est l'effet escompté. Notons la version sur "Genesis Revisited II" en 2012 que je trouve moins intéressante. A 3mn17 une foule semble scander "Steve Hackett", et une explosion survient, avant un passage au mélotron très film d'horreur, superbe, et un arpège tout aussi inquiétant uniquement à la guitare électrique. Son frère John Hackett participe à la composition du morceau.
3. Hands of the priestess (part 2) : ***** Et voilà le merveilleux soulagement après l'ambiance lourde du précédent morceau. Quel enchantement ! Le hautbois est un instrument magnifique quand il est bien utilisé, c'est le cas ici. Et ces flûtes qui virevoltent à tout va ! Trop court (1mn34) !!!
4. The hermit : ***** Pour la première fois, nous entendons la voix de Steve Hackett sur ce titre acoustique avec un très bel arpège à la guitare, qu'un violoncelle vient parfois embellir encore, avec un superbe solo de hautbois en final. J'adore, tout simplement !
5. Star of Sirius : ***** On tourne le vinyle et voilà un titre progressif magistral, chanté cette fois-ci par Phil Collins. Ce titre aurait également pu figurer sur "A trick of the tail" tellement il sonne "Genesis". Le morceau commence doucement, à la guitare acoustique, arrive la voix, les voix devrais-je dire, pour un couplet très aérien. La batterie arrive et le rythme nous emballe dans un tourbillon magnifique pour le refrain. Les passages calmes et rapides alternent, et le final est éblouissant (ah ce solo de guitare électrique !!!).
6. The lovers : Petit passage calme à la guitare acoustique tout simple, qui tourne en bande à l'envers au milieu du morceau déjà très court. C'est pour mieux arriver au morceau suivant :
7. Shadow of the hierophant : ***** C'est le titre le plus long de l'album (11mn44) et un des plus réussis également. Composé avec Mike Rutherford, ce morceau est composé de deux parties principales, la partie chantée par Sally Oldfield, et le long instrumental répétitif avec cet arpège magique et cette ambiance tour à tour lourde et possédée.
* * *
Si avec ça je ne vous ai pas convaincu de la beauté de cet album ! Il faut dire que les albums suivants de Steve Hackett seront de plus en plus inégaux, il n'y a que cet album qui soit en tout point génial. Alors foncez ! Ecoutez-le !!!
En tout cas, Steve Hackett est et restera pour moi le meilleur guitariste au monde, même si sa discographie est en dent de scie.
samedi 4 octobre 2014
DAEVID ALLEN - Now is the happiest time of your life - 1977
Chronique de l'album de DAEVID ALLEN - Now is the happiest time of your life - 1977
Chef-d'oeuvre sous-estimé, ce troisième album de Daevid Allen est de loin le plus abouti et le plus puissant. Enregistré avec le groupe Euterpe à Majorque, c'est un disque assez acoustique, calme et rafraichissant, dans la suite logique de "Good morning" l'année précédente.
J'ai découvert cet album en 1986 quand j'étais encore à Avignon, sur un bout de cassette filé par un pote. A l'époque, cet album était difficile à trouver en vinyle. La pochette aurait pu être meilleure, comme celle de "Good morning", mais là nous avons le droit à une simple photo de Daevid Allen avec un doigt dans le nez et dans l'oreille.
Evidemment, 5 étoiles pour cet album magique du début à la fin.
1. Flamenco Zero : ***** C'est au flamenco que commence l'album, comme le titre l'indique, avec un morceau de guitare absolument sublime, joué par Juan Biblioni. Je ne suis pourtant pas un grand fan de ce type de musique, mais là, c'est du grand art. Je ne peux qu'applaudir !!!
2. Why do we treat ourselves like we do : ***** C'est tout bonnement le meilleur titre que Daevid Allen ait jamais composé, avec "You never blow your trip forever" sur "You". Ce titre en 6/8 est enchanteur, une mélodie magnifique, une guitare à tomber, des tablas virevoltants, le bonheur total !
3. Tally & Orlando meet the cockpot pixie : Le titre commence par la voix de Daevid Allen souhaitant raconter à ceux qui ne la connaissent pas l'histoire de la trilogie de Gong. C'est enregistré en public et on entend les gens rire. Daevid Allen dit au public de ne pas avoir peur, qu'il ne va pas les manger, puis une valse au synthé commence, lancinante, avec Daevid Allen qui commence un dialogue avec son tout jeune fils Orlando et raconte l'histoire de Gong, les Pot Head Pixies et les Flying Teapots. J'aime bien ce titre original, qui tranche avec le titre précédent. A la fin, la bande s'accélère et tout le monde dit "bye bye".
4. See you on the moontower : ***** Encore un titre magnifique de Daevid Allen, cette fois-ci à la guitare électrique, avec une batterie minimaliste et un chant rock. Le riff est simple mais ultra-efficace. Un violon vient embellir le tout. On entend à nouveau l'enfant chanter à la fin de ce titre.
5. Poet for sale : C'est le premier titre qui m'a plu sur l'album, avec cet arpège de guitare enjôleur. C'est une longue récitation d'un poème qu'il reprendra en beaucoup plus long sur "The death of rock" en 1982. Il s'énerve à la fin et on entend sa propre voix se dire à lui-même "eh mec, qu'est-ce qui t'arrive ?".
6. Crocodile nonsense poem : Ce poème chanté a cappella d'une petite minute a été enregistré en public. C'est marrant et original.
7. Only make love if you want to : Une nouvelle valse à la guitare acoustique avec des nappes de synthétiseur. Très belle chanson calme avec des paroles hippies en diable. C'est dans ce morceau que Daevid Allen chante le titre de l'album (ainsi que sur "Deya Goddess" d'ailleurs).
8. I am : Cette longue méditation instrumentale (11mn10) est le morceau qui ressemble le plus à Gong, avec cette ambiance spatiale et ses glissandos de guitare. Le titre commence pastoralement avec de nombreux bruitages (cloches, bruits d'animaux...) et puis on s'envole peu à peu pour des horizons aériens. Daevid Allen s'en servait apparemment pour ses méditations matinales. Au bout de la 9e minute, une harpe vient embellir le tout et lâcher l'auditeur dans un océan de coton.
9. Deya Goddess : Dernier titre acoustique de l'album, dédié à la déesse de la lune Diana. Egalement en 6/8 avec arpège de guitare acoustique et nappes de synthé, le couplet est assez monocorde, puis on change de tonalité où la mélodie s'envole. Un petit solo de flûte à bec, et le tabla arrive, comme sur le deuxième morceau de l'album, que ce titre rappelle. A la fin, Daevid Allen chante à nouveau ad lib "Now is the happiest time of your life".
* * *
En résumé, voici le meilleur album de Daevid Allen, sans contestation, un "must have" comme disent les anglais !
Chef-d'oeuvre sous-estimé, ce troisième album de Daevid Allen est de loin le plus abouti et le plus puissant. Enregistré avec le groupe Euterpe à Majorque, c'est un disque assez acoustique, calme et rafraichissant, dans la suite logique de "Good morning" l'année précédente.
J'ai découvert cet album en 1986 quand j'étais encore à Avignon, sur un bout de cassette filé par un pote. A l'époque, cet album était difficile à trouver en vinyle. La pochette aurait pu être meilleure, comme celle de "Good morning", mais là nous avons le droit à une simple photo de Daevid Allen avec un doigt dans le nez et dans l'oreille.
Evidemment, 5 étoiles pour cet album magique du début à la fin.
1. Flamenco Zero : ***** C'est au flamenco que commence l'album, comme le titre l'indique, avec un morceau de guitare absolument sublime, joué par Juan Biblioni. Je ne suis pourtant pas un grand fan de ce type de musique, mais là, c'est du grand art. Je ne peux qu'applaudir !!!
2. Why do we treat ourselves like we do : ***** C'est tout bonnement le meilleur titre que Daevid Allen ait jamais composé, avec "You never blow your trip forever" sur "You". Ce titre en 6/8 est enchanteur, une mélodie magnifique, une guitare à tomber, des tablas virevoltants, le bonheur total !
3. Tally & Orlando meet the cockpot pixie : Le titre commence par la voix de Daevid Allen souhaitant raconter à ceux qui ne la connaissent pas l'histoire de la trilogie de Gong. C'est enregistré en public et on entend les gens rire. Daevid Allen dit au public de ne pas avoir peur, qu'il ne va pas les manger, puis une valse au synthé commence, lancinante, avec Daevid Allen qui commence un dialogue avec son tout jeune fils Orlando et raconte l'histoire de Gong, les Pot Head Pixies et les Flying Teapots. J'aime bien ce titre original, qui tranche avec le titre précédent. A la fin, la bande s'accélère et tout le monde dit "bye bye".
4. See you on the moontower : ***** Encore un titre magnifique de Daevid Allen, cette fois-ci à la guitare électrique, avec une batterie minimaliste et un chant rock. Le riff est simple mais ultra-efficace. Un violon vient embellir le tout. On entend à nouveau l'enfant chanter à la fin de ce titre.
5. Poet for sale : C'est le premier titre qui m'a plu sur l'album, avec cet arpège de guitare enjôleur. C'est une longue récitation d'un poème qu'il reprendra en beaucoup plus long sur "The death of rock" en 1982. Il s'énerve à la fin et on entend sa propre voix se dire à lui-même "eh mec, qu'est-ce qui t'arrive ?".
6. Crocodile nonsense poem : Ce poème chanté a cappella d'une petite minute a été enregistré en public. C'est marrant et original.
7. Only make love if you want to : Une nouvelle valse à la guitare acoustique avec des nappes de synthétiseur. Très belle chanson calme avec des paroles hippies en diable. C'est dans ce morceau que Daevid Allen chante le titre de l'album (ainsi que sur "Deya Goddess" d'ailleurs).
8. I am : Cette longue méditation instrumentale (11mn10) est le morceau qui ressemble le plus à Gong, avec cette ambiance spatiale et ses glissandos de guitare. Le titre commence pastoralement avec de nombreux bruitages (cloches, bruits d'animaux...) et puis on s'envole peu à peu pour des horizons aériens. Daevid Allen s'en servait apparemment pour ses méditations matinales. Au bout de la 9e minute, une harpe vient embellir le tout et lâcher l'auditeur dans un océan de coton.
9. Deya Goddess : Dernier titre acoustique de l'album, dédié à la déesse de la lune Diana. Egalement en 6/8 avec arpège de guitare acoustique et nappes de synthé, le couplet est assez monocorde, puis on change de tonalité où la mélodie s'envole. Un petit solo de flûte à bec, et le tabla arrive, comme sur le deuxième morceau de l'album, que ce titre rappelle. A la fin, Daevid Allen chante à nouveau ad lib "Now is the happiest time of your life".
* * *
En résumé, voici le meilleur album de Daevid Allen, sans contestation, un "must have" comme disent les anglais !
dimanche 28 septembre 2014
THE KINKS - Face to face - 1966
Chronique de l'album de The KINKS - Face to face - 1966
Après un premier album où l'on retiendra essentiellement "You really got me" et "Stop your sobbing", un deuxième album avec "Tired of waiting for you" et un troisième album avec les grands "Till the end of the day", "The world keeps going round" et "Where have all the good times gone", voici l'album de 1966, "Face to face", qui comporte son lot de perles et assoit la direction artistique du groupe, beaucoup plus acoustique et variée.
La pochette est psychédélique même si le groupe n'y est pas, d'ailleurs Ray Davies ne voulait pas de cette illustration.
J'ai découvert cet album au début des années 90, j'ai d'ailleurs encore le vinyle !
Ce n'est pas le chef d'oeuvre des Kinks, mais il comporte quand même de très bons morceaux, et pour ça, 4 étoiles sont apposées à cet album.
1. Party line : Le titre commence par une sonnerie de téléphone. C'est un morceau assez simple, efficace sans être exceptionnel. C'est Dave Davies qui est au chant.
2. Rosy won't you please come home : Très bon morceau avec quelques notes de clavecin, typique de l'époque. J'aime beaucoup le côté nonchalant de ce titre.
3. Dandy : ***** Grand morceau de Ray Davies accompagné à la guitare acoustique, très sautillant et caustique au niveau des paroles. Ce titre fut un hit, tout comme la version des Herman's Hermits en 1966.
4. Too much of my mind : Le clavecin est à nouveau au rendez-vous pour ce morceau sympa typique des Kinks.
5. Session man : Introduction au clavecin, pour un morceau accrocheur et une très belle mélodie.
6. Rainy day in June : Un coup d'orage introduit le titre que j'aime beaucoup, inquiétant et pesant. "Everybody felt the rain"...
7. A house in the country : Un morceau rock plutôt banal auquel je n'accroche pas trop. A noter que les Pretty Things en ont fait un petit hit en 1966.
8. Holiday in Waikiki : Des bruits de vagues introduisent ce morceau auquel je n'accroche pas non plus, et que je trouve trop banal.
9. Most exclusive residence for sale : Introduction à la guitare électrique pour un bon morceau rock et une mélodie sympathique. Les choeurs sont par contre un peu gnangnan...
10. Fancy : Ambiance indienne sur ce beau titre calme et relaxant. Il ne manque que le sitar !
11. Little Miss Queen of Darkness : ***** Un petit bijou que ce titre acoustique sautillant et rafraichissant ! J'adore !
12. You're looking fine : Troisième morceau assez faible de l'album, assez blues dans l'esprit, mais le refrain est horrible ! C'est le deuxième morceau chanté par Dave Davies.
13. Sunny afternoon : ***** Le summum de l'album, et de tous les albums des Kinks d'ailleurs, ce morceau est une "tuerie", un must, un bijou indémodable tant au niveau de la musique que des paroles. Le meilleur des Kinks dans toute sa splendeur !
14. I'll remember : Ce titre me fait penser aux Beatles, mais je n'accroche pas vraiment à la mélodie...
1. I'm not like everybody else : C'est un titre intéressant, mais je le trouve un peu saoulant par moments, un peu monocorde je devrais dire.
2. Dead-end street : ***** Grand titre des Kinks, un de leurs sommets, j'adore la musique et les paroles, je ne m'en lasse pas ! Il est sorti en 45 tours juste après la sortie de l'album. Une trompette vient embellir le tout sur les couplets.
3. Big black smoke : ***** Excellent morceau que cette "grosse fumée noire" qui commence par des sons de cloches.
4. Mister Pleasant : ***** Encore un excellent morceau joyeux et nonchalant de Ray Davies, joyeusement caustique et entraînant. La partition piano est superbe et les paroles collent bien à la musique. "How are you today...", "life is easier now..."...
5. This is where I belong : C'est un bon morceau pop-rock, paru en face B de 45 tours et sur la compilation "The Kinks Kronikles" en 1972. Assez classique mais efficace.
6. Mr Reporter : C'est un morceau simple, assez répétitif, et donc pas très intéressant... Il est chanté par Dave Davies.
7. Little women : Un instrumental sympa sans être révolutionnaire, qui ne semble bien sûr pas fini. Dommage.
Après un premier album où l'on retiendra essentiellement "You really got me" et "Stop your sobbing", un deuxième album avec "Tired of waiting for you" et un troisième album avec les grands "Till the end of the day", "The world keeps going round" et "Where have all the good times gone", voici l'album de 1966, "Face to face", qui comporte son lot de perles et assoit la direction artistique du groupe, beaucoup plus acoustique et variée.
La pochette est psychédélique même si le groupe n'y est pas, d'ailleurs Ray Davies ne voulait pas de cette illustration.
J'ai découvert cet album au début des années 90, j'ai d'ailleurs encore le vinyle !
Ce n'est pas le chef d'oeuvre des Kinks, mais il comporte quand même de très bons morceaux, et pour ça, 4 étoiles sont apposées à cet album.
1. Party line : Le titre commence par une sonnerie de téléphone. C'est un morceau assez simple, efficace sans être exceptionnel. C'est Dave Davies qui est au chant.
2. Rosy won't you please come home : Très bon morceau avec quelques notes de clavecin, typique de l'époque. J'aime beaucoup le côté nonchalant de ce titre.
3. Dandy : ***** Grand morceau de Ray Davies accompagné à la guitare acoustique, très sautillant et caustique au niveau des paroles. Ce titre fut un hit, tout comme la version des Herman's Hermits en 1966.
4. Too much of my mind : Le clavecin est à nouveau au rendez-vous pour ce morceau sympa typique des Kinks.
5. Session man : Introduction au clavecin, pour un morceau accrocheur et une très belle mélodie.
6. Rainy day in June : Un coup d'orage introduit le titre que j'aime beaucoup, inquiétant et pesant. "Everybody felt the rain"...
7. A house in the country : Un morceau rock plutôt banal auquel je n'accroche pas trop. A noter que les Pretty Things en ont fait un petit hit en 1966.
8. Holiday in Waikiki : Des bruits de vagues introduisent ce morceau auquel je n'accroche pas non plus, et que je trouve trop banal.
9. Most exclusive residence for sale : Introduction à la guitare électrique pour un bon morceau rock et une mélodie sympathique. Les choeurs sont par contre un peu gnangnan...
10. Fancy : Ambiance indienne sur ce beau titre calme et relaxant. Il ne manque que le sitar !
11. Little Miss Queen of Darkness : ***** Un petit bijou que ce titre acoustique sautillant et rafraichissant ! J'adore !
12. You're looking fine : Troisième morceau assez faible de l'album, assez blues dans l'esprit, mais le refrain est horrible ! C'est le deuxième morceau chanté par Dave Davies.
13. Sunny afternoon : ***** Le summum de l'album, et de tous les albums des Kinks d'ailleurs, ce morceau est une "tuerie", un must, un bijou indémodable tant au niveau de la musique que des paroles. Le meilleur des Kinks dans toute sa splendeur !
14. I'll remember : Ce titre me fait penser aux Beatles, mais je n'accroche pas vraiment à la mélodie...
* * *
Attardons-nous sur les titres sortis à la même époque, et figurant sur l'édition 2004 du CD en bonus tracks :1. I'm not like everybody else : C'est un titre intéressant, mais je le trouve un peu saoulant par moments, un peu monocorde je devrais dire.
2. Dead-end street : ***** Grand titre des Kinks, un de leurs sommets, j'adore la musique et les paroles, je ne m'en lasse pas ! Il est sorti en 45 tours juste après la sortie de l'album. Une trompette vient embellir le tout sur les couplets.
3. Big black smoke : ***** Excellent morceau que cette "grosse fumée noire" qui commence par des sons de cloches.
4. Mister Pleasant : ***** Encore un excellent morceau joyeux et nonchalant de Ray Davies, joyeusement caustique et entraînant. La partition piano est superbe et les paroles collent bien à la musique. "How are you today...", "life is easier now..."...
5. This is where I belong : C'est un bon morceau pop-rock, paru en face B de 45 tours et sur la compilation "The Kinks Kronikles" en 1972. Assez classique mais efficace.
6. Mr Reporter : C'est un morceau simple, assez répétitif, et donc pas très intéressant... Il est chanté par Dave Davies.
7. Little women : Un instrumental sympa sans être révolutionnaire, qui ne semble bien sûr pas fini. Dommage.
lundi 15 septembre 2014
THE WHO - The Who Sell Out - 1967
Chronique de l'album de The Who - "The who sell out" - 1967
Après un premier album relativement banal, et un deuxième album intéressant mais manquant de morceau vraiment explosif (à part peut-être "Don't look away" que j'aime particulièrement), voici le troisième album des Who, où le génie créatif de Pete Townshend va exploser. C'est un album parfait, mêlant pop, psychédélisme et inventivité, sorti l'année de ma naissance (un bon cru ;-)).
La pochette est extraordinaire et correspond bien à l'esprit de l'album de lier la publicité à la musique. Heinz a râlé au début mais c'est vite aperçu de la pub gratuite qui en découlerait. En tout cas, personne ne me fera jamais manger de baked beans, à plus forte raison en regardant cette pochette haha!
Je connais cet album depuis le début des années 80 et je le redécouvre à chaque fois, donc 5 étoiles pour cet album qui est un sommet de génie créatif !
1. Armenia city in the sky : Après un tout premier jingle publicitaire reprenant les jours de la semaine, la chanson composée par Speedy Keen commence en fanfare. C'est un bon titre des who chanté par Roger Daltrey, peut-être un peu surchargé au niveau instrumentation mais ce n'est pas si grave.
2. Heinz baked beans : ***** Hop un autre jingle et ce morceau déjanté complètement à part, sans réelles paroles surgit (excepté "what's for tea"). Des cuivres tonitruantes pour un morceau très court que j'adore. C'est John Entwhistle qui a composé ce titre et il s'en est donné à coeur joie ! On peut le rapprocher de "Cobwebs and strange" du précédent album.
3. Mary Anne with the shaky hands : ***** Un autre morceau que j'adore, folky à souhait, avec guitare acoustique et percussions et ses paroles assez osées si j'ai bien compris.
4. Odorono : Pete Townshend est aux vocaux sur ce titre pop assez sympa sans être exceptionnel.
5. Tattoo : ***** Un joli jingle façon comédie musicale des années 50 pour Radio London introduit cet excellent titre chanté par Daltrey, avec ce superbe arpège à la guitare électrique. Et ce refrain est à tomber ! Les paroles quant à elles parlent du rite de passage (devenir un homme en se tatouant...).
6. Our love was : Une petite chanson d'amour chantée par Townshend, que je n'apprécie pas vraiment. C'est pour moi le titre le moins bon de l'album, même si ce n'est pas non plus un ratage. C'est de la pop toute bête avec accompagnement classique à la guitare électrique.
7. I can see for miles : C'est le morceau le plus connu de cet album, et cette guitare électrique rageuse y est pour beaucoup, tout comme le chant de Daltrey au mieux de sa forme. Très bon couplet, et refrain entêtant, du rock psychédélique qui colle à fond à son époque. On imagine bien Pete Townshend faire ses tourniquets avec sa guitare en sautant comme un déchaîné !
8. Can't reach you : ***** Encore une nouvelle perle dans cet album décidément très novateur et mélodique. Chanté par Pete Townshend, et précédé par un jingle country, ce titre commence par une belle intro au piano, une magnifique mélodie au couplet, et ce refrain qui arrache tout avec sa basse et ses choeurs angéliques.
9. Medac : John Entwhistle est aux manettes sur ce titre court (0mn57). Accompagnement à la guitare électrique, c'est un titre sympa et original.
10. Relax : Chanson pop, avec l'orgue proéminent, chanté par Roger Daltrey et Pete Townshend. Ce n'est pas une perle mais il se laisse écouter simplement.
11. Silas stingy : Un troisième titre de John Entwhistle, avec une mélodie originale et un refrain attachant. On y ressent des similitudes avec "Boris the spider" du même auteur.
12. Sunrise : ***** Pete Townshend chante et joue de la guitare seul sur ce magnifique titre, folky et aérien. C'est une des premières chansons que j'ai aimée des Who. L'intro est à tomber et la voix est suave et aigüe sur les couplets.
13. Rael (1 and 2) : Qualifiée de mini-opéra rock, cette composition est très belle, la plus longue de l'album (5mn43) avec de nombreux changements de style et de rythme. L'intro a un côté fanfare sans cuivres, et l'orgue donne un côté pastoral.
* * *
En résumé, "The Who Sell Out" est pour moi le meilleur album des Who, qui représente bien l'année 1967, le son et la pochette sont d'époque même si à ce moment là, c'était très novateur.
* * *
Musiciens :
- Roger Daltrey : lead and backing vocals, percussion
- John Entwistle : bass guitar, backing and lead vocals, horns, sound effects
- Pete Townshend : guitar, backing and lead vocals, keyboards, pennywhistle, banjo, sonovox on "Armenia in the City"
- Keith Moon : drums, backing vocals, percussion, sound effects
Guest :
- Al Kooper : keyboards, organ
Après un premier album relativement banal, et un deuxième album intéressant mais manquant de morceau vraiment explosif (à part peut-être "Don't look away" que j'aime particulièrement), voici le troisième album des Who, où le génie créatif de Pete Townshend va exploser. C'est un album parfait, mêlant pop, psychédélisme et inventivité, sorti l'année de ma naissance (un bon cru ;-)).
La pochette est extraordinaire et correspond bien à l'esprit de l'album de lier la publicité à la musique. Heinz a râlé au début mais c'est vite aperçu de la pub gratuite qui en découlerait. En tout cas, personne ne me fera jamais manger de baked beans, à plus forte raison en regardant cette pochette haha!
Je connais cet album depuis le début des années 80 et je le redécouvre à chaque fois, donc 5 étoiles pour cet album qui est un sommet de génie créatif !
1. Armenia city in the sky : Après un tout premier jingle publicitaire reprenant les jours de la semaine, la chanson composée par Speedy Keen commence en fanfare. C'est un bon titre des who chanté par Roger Daltrey, peut-être un peu surchargé au niveau instrumentation mais ce n'est pas si grave.
2. Heinz baked beans : ***** Hop un autre jingle et ce morceau déjanté complètement à part, sans réelles paroles surgit (excepté "what's for tea"). Des cuivres tonitruantes pour un morceau très court que j'adore. C'est John Entwhistle qui a composé ce titre et il s'en est donné à coeur joie ! On peut le rapprocher de "Cobwebs and strange" du précédent album.
3. Mary Anne with the shaky hands : ***** Un autre morceau que j'adore, folky à souhait, avec guitare acoustique et percussions et ses paroles assez osées si j'ai bien compris.
4. Odorono : Pete Townshend est aux vocaux sur ce titre pop assez sympa sans être exceptionnel.
5. Tattoo : ***** Un joli jingle façon comédie musicale des années 50 pour Radio London introduit cet excellent titre chanté par Daltrey, avec ce superbe arpège à la guitare électrique. Et ce refrain est à tomber ! Les paroles quant à elles parlent du rite de passage (devenir un homme en se tatouant...).
6. Our love was : Une petite chanson d'amour chantée par Townshend, que je n'apprécie pas vraiment. C'est pour moi le titre le moins bon de l'album, même si ce n'est pas non plus un ratage. C'est de la pop toute bête avec accompagnement classique à la guitare électrique.
7. I can see for miles : C'est le morceau le plus connu de cet album, et cette guitare électrique rageuse y est pour beaucoup, tout comme le chant de Daltrey au mieux de sa forme. Très bon couplet, et refrain entêtant, du rock psychédélique qui colle à fond à son époque. On imagine bien Pete Townshend faire ses tourniquets avec sa guitare en sautant comme un déchaîné !
8. Can't reach you : ***** Encore une nouvelle perle dans cet album décidément très novateur et mélodique. Chanté par Pete Townshend, et précédé par un jingle country, ce titre commence par une belle intro au piano, une magnifique mélodie au couplet, et ce refrain qui arrache tout avec sa basse et ses choeurs angéliques.
9. Medac : John Entwhistle est aux manettes sur ce titre court (0mn57). Accompagnement à la guitare électrique, c'est un titre sympa et original.
10. Relax : Chanson pop, avec l'orgue proéminent, chanté par Roger Daltrey et Pete Townshend. Ce n'est pas une perle mais il se laisse écouter simplement.
11. Silas stingy : Un troisième titre de John Entwhistle, avec une mélodie originale et un refrain attachant. On y ressent des similitudes avec "Boris the spider" du même auteur.
12. Sunrise : ***** Pete Townshend chante et joue de la guitare seul sur ce magnifique titre, folky et aérien. C'est une des premières chansons que j'ai aimée des Who. L'intro est à tomber et la voix est suave et aigüe sur les couplets.
13. Rael (1 and 2) : Qualifiée de mini-opéra rock, cette composition est très belle, la plus longue de l'album (5mn43) avec de nombreux changements de style et de rythme. L'intro a un côté fanfare sans cuivres, et l'orgue donne un côté pastoral.
* * *
En résumé, "The Who Sell Out" est pour moi le meilleur album des Who, qui représente bien l'année 1967, le son et la pochette sont d'époque même si à ce moment là, c'était très novateur.
* * *
Musiciens :
- Roger Daltrey : lead and backing vocals, percussion
- John Entwistle : bass guitar, backing and lead vocals, horns, sound effects
- Pete Townshend : guitar, backing and lead vocals, keyboards, pennywhistle, banjo, sonovox on "Armenia in the City"
- Keith Moon : drums, backing vocals, percussion, sound effects
Guest :
- Al Kooper : keyboards, organ
dimanche 14 septembre 2014
#140914 : Top 5 of the week
1 - FRUUPP "On a clear day" - 1973
2 - EMERSON, LAKE & PALMER "The endless enigma, part 1" - 1972
3 - JETHRO TULL "Roll yer own" - 1991
4 - TEA PARTY "Correspondences" - 1995
5 - OZRIC TENTACLES "The eternal wheel" - 1990
1 - On a clear day : Intro à l'orgue et belle rythmique pour ce groupe obscur irlandais des années 70. J'adore la mélodie du chant, et les petits solos de guitares, même s'ils ne sont pas très bien joués. Je viens de découvrir ce groupe oublié, il mériterait plus d'attention, c'est bien dommage, car Fruupp est un bon groupe de rock progressif seventies pur cru assez inventif.
2 - The endless enigma, part 1 : Jusqu'à présent, je n'avais pas été fan d'Emerson, Lake & Palmer. Mais plus de 40 ans après sa sortie, je redécouvre cet album, "Trilogy", qui semble être le meilleur du groupe, avec ce premier titre où l'orgue domine, ainsi que la voix majestueuse de Greg Lake. Du bon rock progressif à redécouvrir.
3 - Roll yer own : C'est le morceau qui a été pour moi le plus évident sur l'album "Catfish rising" paru en 1991. Jethro Tull est et restera le groupe que je préfère, et même si les 80s & 90s ne sont pas leur meilleure période, il y a quand même de bons moments. Ce titre blues à la guitare acoustique en est la preuve, avec un très bon riff. "Roll yer own if you can't buy readymade" est une métaphore liée aux cigarettes.
4 - Correspondences : The Tea Party est un groupe progressif obscur des années 90. Ce titre, paru sur l'album "The edges of twilight" paru en 1990 est le plus évident, titre slow et intense. Piano et guitare électrique aérienne sont la base de ce titre assez triste, "'cause it tears me apart"...
5 - The eternal wheel : Ozric Tentacles est un groupe né dans les années 80, influencé par Steve Hillage & Gong. Ils nous livrent de bons instrumentaux spatiaux, tel ce "The eternal wheel" paru sur "Erpland" en 1990 qui débute sur une boucle de synthé transe. La basse et la batterie arrivent, et un long solo de guitare spatial commence...
2 - EMERSON, LAKE & PALMER "The endless enigma, part 1" - 1972
3 - JETHRO TULL "Roll yer own" - 1991
4 - TEA PARTY "Correspondences" - 1995
5 - OZRIC TENTACLES "The eternal wheel" - 1990
1 - On a clear day : Intro à l'orgue et belle rythmique pour ce groupe obscur irlandais des années 70. J'adore la mélodie du chant, et les petits solos de guitares, même s'ils ne sont pas très bien joués. Je viens de découvrir ce groupe oublié, il mériterait plus d'attention, c'est bien dommage, car Fruupp est un bon groupe de rock progressif seventies pur cru assez inventif.
2 - The endless enigma, part 1 : Jusqu'à présent, je n'avais pas été fan d'Emerson, Lake & Palmer. Mais plus de 40 ans après sa sortie, je redécouvre cet album, "Trilogy", qui semble être le meilleur du groupe, avec ce premier titre où l'orgue domine, ainsi que la voix majestueuse de Greg Lake. Du bon rock progressif à redécouvrir.
3 - Roll yer own : C'est le morceau qui a été pour moi le plus évident sur l'album "Catfish rising" paru en 1991. Jethro Tull est et restera le groupe que je préfère, et même si les 80s & 90s ne sont pas leur meilleure période, il y a quand même de bons moments. Ce titre blues à la guitare acoustique en est la preuve, avec un très bon riff. "Roll yer own if you can't buy readymade" est une métaphore liée aux cigarettes.
4 - Correspondences : The Tea Party est un groupe progressif obscur des années 90. Ce titre, paru sur l'album "The edges of twilight" paru en 1990 est le plus évident, titre slow et intense. Piano et guitare électrique aérienne sont la base de ce titre assez triste, "'cause it tears me apart"...
5 - The eternal wheel : Ozric Tentacles est un groupe né dans les années 80, influencé par Steve Hillage & Gong. Ils nous livrent de bons instrumentaux spatiaux, tel ce "The eternal wheel" paru sur "Erpland" en 1990 qui débute sur une boucle de synthé transe. La basse et la batterie arrivent, et un long solo de guitare spatial commence...
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