Chronique de l'album de DAEVID ALLEN - Now is the happiest time of your life - 1977
Chef-d'oeuvre sous-estimé, ce troisième album de Daevid Allen est de loin le plus abouti et le plus puissant. Enregistré avec le groupe Euterpe à Majorque, c'est un disque assez acoustique, calme et rafraichissant, dans la suite logique de "Good morning" l'année précédente.
J'ai découvert cet album en 1986 quand j'étais encore à Avignon, sur un bout de cassette filé par un pote. A l'époque, cet album était difficile à trouver en vinyle. La pochette aurait pu être meilleure, comme celle de "Good morning", mais là nous avons le droit à une simple photo de Daevid Allen avec un doigt dans le nez et dans l'oreille.
Evidemment, 5 étoiles pour cet album magique du début à la fin.
1. Flamenco Zero : ***** C'est au flamenco que commence l'album, comme le titre l'indique, avec un morceau de guitare absolument sublime, joué par Juan Biblioni. Je ne suis pourtant pas un grand fan de ce type de musique, mais là, c'est du grand art. Je ne peux qu'applaudir !!!
2. Why do we treat ourselves like we do : ***** C'est tout bonnement le meilleur titre que Daevid Allen ait jamais composé, avec "You never blow your trip forever" sur "You". Ce titre en 6/8 est enchanteur, une mélodie magnifique, une guitare à tomber, des tablas virevoltants, le bonheur total !
3. Tally & Orlando meet the cockpot pixie : Le titre commence par la voix de Daevid Allen souhaitant raconter à ceux qui ne la connaissent pas l'histoire de la trilogie de Gong. C'est enregistré en public et on entend les gens rire. Daevid Allen dit au public de ne pas avoir peur, qu'il ne va pas les manger, puis une valse au synthé commence, lancinante, avec Daevid Allen qui commence un dialogue avec son tout jeune fils Orlando et raconte l'histoire de Gong, les Pot Head Pixies et les Flying Teapots. J'aime bien ce titre original, qui tranche avec le titre précédent. A la fin, la bande s'accélère et tout le monde dit "bye bye".
4. See you on the moontower : ***** Encore un titre magnifique de Daevid Allen, cette fois-ci à la guitare électrique, avec une batterie minimaliste et un chant rock. Le riff est simple mais ultra-efficace. Un violon vient embellir le tout. On entend à nouveau l'enfant chanter à la fin de ce titre.
5. Poet for sale : C'est le premier titre qui m'a plu sur l'album, avec cet arpège de guitare enjôleur. C'est une longue récitation d'un poème qu'il reprendra en beaucoup plus long sur "The death of rock" en 1982. Il s'énerve à la fin et on entend sa propre voix se dire à lui-même "eh mec, qu'est-ce qui t'arrive ?".
6. Crocodile nonsense poem : Ce poème chanté a cappella d'une petite minute a été enregistré en public. C'est marrant et original.
7. Only make love if you want to : Une nouvelle valse à la guitare acoustique avec des nappes de synthétiseur. Très belle chanson calme avec des paroles hippies en diable. C'est dans ce morceau que Daevid Allen chante le titre de l'album (ainsi que sur "Deya Goddess" d'ailleurs).
8. I am : Cette longue méditation instrumentale (11mn10) est le morceau qui ressemble le plus à Gong, avec cette ambiance spatiale et ses glissandos de guitare. Le titre commence pastoralement avec de nombreux bruitages (cloches, bruits d'animaux...) et puis on s'envole peu à peu pour des horizons aériens. Daevid Allen s'en servait apparemment pour ses méditations matinales. Au bout de la 9e minute, une harpe vient embellir le tout et lâcher l'auditeur dans un océan de coton.
9. Deya Goddess : Dernier titre acoustique de l'album, dédié à la déesse de la lune Diana. Egalement en 6/8 avec arpège de guitare acoustique et nappes de synthé, le couplet est assez monocorde, puis on change de tonalité où la mélodie s'envole. Un petit solo de flûte à bec, et le tabla arrive, comme sur le deuxième morceau de l'album, que ce titre rappelle. A la fin, Daevid Allen chante à nouveau ad lib "Now is the happiest time of your life".
* * *
En résumé, voici le meilleur album de Daevid Allen, sans contestation, un "must have" comme disent les anglais !
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samedi 4 octobre 2014
mardi 29 juillet 2014
#140729 : Top 5 of the week
1 - DAEVID ALLEN & KRAMER "Song for Robert" - 1992
2 - BEARDFISH - "Akakabotu" - 2011
3 - SPOCK'S BEARD - "The great nothing" - 2000
4 - FLOWER KINGS - "For the love of gold" - 2012
5 - BIG BIG TRAIN - "Hedgerow" - 2012
1 - Song for Robert. Voilà bien longtemps que je n'avais pas entendu une bonne chanson du courant Canterbury. Cette magnifique chanson de 1992, accompagnée simplement au piano, est chantée par un Daevid Allen inspiré, avec en toile de fond une voix qui ressemble à celle de Robert Wyatt (mais peut-être est-ce Kramer, si quelqu'un sait?). Le reste de l'album (Who's afraid) m'emballe moins mais ce titre est grandiose !
2 - Akakabotu, une valse instrumentale du groupe Beardfish, parue sur l'album "Mammoth" de 2011, me fait penser aux groupes de jazz-rock des seventies, par son superbe thème de sax qui revient régulièrement. Je ne connais encore pas le reste de l'album mais cela promet !
3 - The great nothing est un titre magistral de Spock's Beard, d'une durée peu courante de 27mn03. Le superbe riff débuté à la guitare acoustique est répété à plusieurs reprises, que ce soit à la guitare électrique ou au piano. Les mélodies sont accrocheuses et la magie du rock progressif opère. Bravo Neal Morse, c'est un tour de force !
4 - For the love of gold. J'aime beaucoup les signatures rythmiques en 6/8, et ce titre m'emporte dans un bel imaginaire. Premier titre de ce groupe que je découvre ce mois-ci, donc j'ai beaucoup à apprendre des Flower Kings !
5 - Hedgerow, est le dernier titre d'"English Electric part one" de Big Big Train, et dès l'intro on est accroché. La voix de Longdon est toujours magnifique, et cet enchevêtrement de voix en fin de morceau est superbe ! Encore un bon titre de rock progressif que je ne peux que conseiller.
2 - BEARDFISH - "Akakabotu" - 2011
3 - SPOCK'S BEARD - "The great nothing" - 2000
4 - FLOWER KINGS - "For the love of gold" - 2012
5 - BIG BIG TRAIN - "Hedgerow" - 2012
1 - Song for Robert. Voilà bien longtemps que je n'avais pas entendu une bonne chanson du courant Canterbury. Cette magnifique chanson de 1992, accompagnée simplement au piano, est chantée par un Daevid Allen inspiré, avec en toile de fond une voix qui ressemble à celle de Robert Wyatt (mais peut-être est-ce Kramer, si quelqu'un sait?). Le reste de l'album (Who's afraid) m'emballe moins mais ce titre est grandiose !
2 - Akakabotu, une valse instrumentale du groupe Beardfish, parue sur l'album "Mammoth" de 2011, me fait penser aux groupes de jazz-rock des seventies, par son superbe thème de sax qui revient régulièrement. Je ne connais encore pas le reste de l'album mais cela promet !
3 - The great nothing est un titre magistral de Spock's Beard, d'une durée peu courante de 27mn03. Le superbe riff débuté à la guitare acoustique est répété à plusieurs reprises, que ce soit à la guitare électrique ou au piano. Les mélodies sont accrocheuses et la magie du rock progressif opère. Bravo Neal Morse, c'est un tour de force !
4 - For the love of gold. J'aime beaucoup les signatures rythmiques en 6/8, et ce titre m'emporte dans un bel imaginaire. Premier titre de ce groupe que je découvre ce mois-ci, donc j'ai beaucoup à apprendre des Flower Kings !
5 - Hedgerow, est le dernier titre d'"English Electric part one" de Big Big Train, et dès l'intro on est accroché. La voix de Longdon est toujours magnifique, et cet enchevêtrement de voix en fin de morceau est superbe ! Encore un bon titre de rock progressif que je ne peux que conseiller.
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