samedi 6 septembre 2014

JETHRO TULL - Stand up - 1969

Chronique de l'album de JETHRO TULL - Stand up - 1969

Deuxième album de Jethro Tull et premier chef d'oeuvre du groupe. Nous avons entre les mains un album novateur, qui mêle blues, rock et folk avec une grande habileté. Exit Mick Abrahams, welcome Martin Barre, et l'histoire de Jethro Tull va faire un pas crucial avec Ian Anderson seul maître à bord.
Outre le tube "Bourée", l'album comprend de nombreux très bons titres d'un genre nouveau, qui laissent présager la future direction "progressive" du groupe.
La pochette est très belle, avec cette caricature du groupe façon sculpture sur bois. La pochette originale comportait un pop-up à l'intérieur. Hélas je ne l'ai pas sur mon vinyle...
J'ai découvert cet album en 1984, et c'est toujours un plaisir de le réécouter 30 ans plus tard.

5 étoiles pour "Stand up", le meilleur est bien sûr à suivre, mais nous avons là un album très original, puissant, et qui fut numéro 1 en Angleterre à sa sortie, c'est peu dire !

1. A new day yesterday : ***** L'album commence fort avec un superbe blues, très original, avec son riff à dix notes à la guitare et son harmonica ravageur. Une mélodie accrocheuse et une très bonne batterie de Clive Bunker font de ce morceau l'un des meilleurs de Jethro Tull. Le solo de guitare reste classique, ainsi que le solo de flûte, mais dans l'ensemble, la rage est là et c'est un des riffs de blues que je préfère.

2. Jeffrey goes to Leicester square : Intro à la guitare électrique parsemée de notes de flûtes, ce morceau accompagné de percussions est très sympa. Dédiée à son ami Jeffrey Hammond, ce titre se laisse écouter facilement avec une belle mélodie et un son de guitare original.

3. Bourée : C'est LE tube du disque, cette interprétation jazzy uniquement instrumentale d'un titre de J.S. Bach. J'ai adapté cette chanson à la guitare, et encore aujourd'hui, c'est le morceau que je joue pour montrer ce dont je suis capable avec cet instrument (c'est à dire pas grand chose finalement ;-)). La basse est à l'honneur car elle a droit à son solo, alors que la guitare reste uniquement rythmique. "Bourée", c'est en quelque sorte le morceau mythique de Jethro Tull, indémodable.

4. Back to the family***** Intro magique à la guitare électrique, "Back to the family" est un grand titre de rock pur. C'est peut-être mon préféré sur l'album, avec la voix assurée de Ian Anderson, et surtout ce solo de flûte démentiel, suivi d'un très bon solo de guitare électrique (j'adore le son). Et ce refrain, wow, simple mais terriblement accrocheur !

5. Look into the sun : Retour à la douceur avec ce morceau à l'ambiance folk où Ian Anderson excelle à la guitare acoustique, avec son style si personnel de picking. On entend quelques notes de piano, et la mélodie est tout bonnement superbe. Pas de batterie sur ce titre, et Martin Barre s'amuse à agrémenter de petits solos de guitares à droite à gauche, et s'amuse avec son wah-wah.

6. Nothing is easy***** Encore un titre ravageur, aux ambiances blues-jazz-fusion, où la flûte a la part belle. Je me suis amusé à faire une reprise folk de ce morceau, mais bon, ce n'était pas extraordinaire. Martin Barre a droit à son solo, entrecoupé d'interventions flûtesques par Ian Anderson. Et Clive Bunker tape divinement !

7. Fat man : Je n'accroche pas à ce morceau. La mélodie de la mandoline m'horripile, tout comme le chant. C'est pourtant du pur folk "tullesque" mais non, rien à faire, je n'aime pas.

8. We used to know : Voilà un très bon morceau assez peu connu, qui inspirera pourtant les Eagles et son "Hotel California", la suite d'accords étant la même sur les deux chansons. La mélodie pop est très sympa, et encore une fois, le solo de flûte est démentiel, tout comme celui de guitare électrique de Martin Barre, dont on ne se lasse pas.

9. Reasons for waiting : Troisième morceau folk de l'album (avec "Look into the sun" et "Fat man"). Celui-ci a une touche de mélancolie pas désagréable du tout. Une très belle introduction avec deux flûtes. On peut entendre un orgue en toile de fond sur les couplets, tandis qu'un orchestre vient embellir quelques passages.

10. For a thousand mothers : Final blues-rock par un morceau que je trouve sympa mais sans plus. La flûte est encore bien présente, plus rageuse que jamais.

* * *
Musiciens :
Ian Anderson : vocals, flute, acoustic guitar, Hammond organ, piano, mandolin, balalaika, mouth organ
Martin Lancelot Barre : electric guitar, flute
Glenn Cornick : bass guitar
Clive Bunker : drums, percussion

* * *
Attardons-nous sur les très bons morceaux sortis à la même époque uniquement en 45 tours :

1. Living in the past : Composé en 5/4, ce morceau a une ambiance jazz sympa. Je préfère la version live de 1987 que l'on peut trouver sur "20 years of Jethro Tull". Une fois de plus, la flûte est omniprésente sur ce titre, mais, une fois n'est pas coutume, c'est la basse qui fait l'introduction, assez originale d'ailleurs.

2. Driving song***** Superbe blues, j'adore ce titre avec son riff bien gras et ce très bon duo basse-batterie. Je l'ai découvert sur l'album de compilation "Living in the past" sorti en 1972.

3. Sweet dreams***** Etonnant de voir que ce titre si difficile d'accès de par sa rythmique alambiquée puisse avoir marché en tant que 45 tours. En tout cas, c'est un très bon morceau, avec plusieurs changements de rythmes, très progressif donc, et ses cuivres tonitruants.

4. 17 : Petit morceau rock sympa, un peu trop monocorde vocalement parlant, et l'instrumentation guitare est un peu fouilli à mon goût. Il est paru en face B de "Sweet dreams" en 1969.

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