dimanche 11 janvier 2015

GONG - Magick brother, mystic sister - 1970


Chronique de l'album de GONG - Magick brother, mystic sister - 1970
Voici le tout premier album de Gong, groupe formé par Daevid Allen en France alors qu'il ne pouvait pas retourner en Angleterre pour cause de problème de passeport (Daevid Allen est australien).
Très différent des albums qui vont suivre, cet album est résolument pop, avec quelques sonorités folk. On ressent le psychédélisme présent sur le premier album du Pink Floyd.
Je n'ai découvert cet album qu'en 1989, acheté d'occasion en vinyle. Je connaissais déjà les autres albums de Gong, et je dois dire que je n'ai pas du tout été déçu par ce premier opus d'un groupe qui distille déjà tout son humour si caractéristique.

Sur le vinyle, c'est Gilli Smyth qui est créditée sur la composition de chaque morceau. Ca m'a toujours paru étrange car Smyth ne joue d'aucun instrument sur les albums de Gong excepté le chant, et cela ressemble plutôt à des morceaux composés par Daevid Allen. Peu importe, car tous les morceaux sont bons ici, rien n'est à jeter !
Plusieurs pochettes ont été éditées, pour ma part j'ai le vinyle à pochette orange, celle que je préfère.
4,5 étoiles pour ce disque résolument hippie, cela veut dire qu'on est proche du chef d'oeuvre, mais ça va venir très bientôt dans la discographie de Gong !

1. Mystic Sister / Magick Brother : ***** L'introduction de ce titre commence par le son d'un gong, puis par des "space whispers" (murmures spatiaux) de Gilli Smyth. Quelques sons bizarres viennent agrémenter le tout, puis une flûte permet la transition vers le morceau "Magick brother", très folk avec sa guitare acoustique et ses percussions. J'aime beaucoup ce titre qui est un des meilleurs de l'album.

2. Rational Anthemn : Voilà un rock psychédélique bien sympathique qui me fait penser à Syd Barrett. On sent aussi l'influence de mai 68 avec les mots "revolution", "we're gonna change the world".

3. Glad To Sad To Say : Ce titre est très étrange, très calme, avec ce son lointain qui semble être une voix avec énormément de réverbération. J'adore ce titre, cela dit il me laisse toujours une impression bizarre, avec cet arpège de guitare électrique et cette voix lancinante.

4. Chainstore Chant / Pretty Miss Titty***** "Chainstore Chant" m'a toujours impressionné avec son "pocket full of blood", j'ai souvent ce titre dans la tête ! Quant à "Pretty Miss Titty", c'est tout bonnement un très bon titre pop, sur fond de guitare électrique, avec cet arpège caractéristique de l'époque, très Beatles. Un solo de guitare qui laisse présager "Camembert Electrique", avec la voix de Gilli Smyth en toile de fond.

5. Fable Of A Fredfish / Hope You Feel ok : "Fable of a Fredfish" est une petite histoire parlée. "Hope you feel ok" commence avec un arpège à la guitare avec beaucoup d'effets dessus. Comme "Glad to sad to say", il n'y a que la guitare, la voix de Daevid Allen et la basse sur ce titre, rien de plus (mais vraiment beaucoup d'effets !).

6. Ego : Changement d'ambiance avec ce morceau sautillant et son piano répétitif en intro façon musique foraine. C'est une valse où l'on peut entendre quelques délires de Gilli Smyth, ainsi que le refrain scandé "Ego, ego".

7. Gongsong : Encore un titre très pop, avec un saxophone en toile de fond, et un refrain à nouveau sautillant, avec sa guitare wah-wah. Comme le précédent, le morceau se termine un peu en cacophonie.

8. Princess Dreaming : Intro bizarre avec ce son que l'on croirait être des sons criards d'oiseaux, suivis de "meow" lancinants. C'est le morceau le plus étrange de l'album, que j'impute volontiers à Gilli Smyth vu son parler très spécifique sur ce titre. C'est donc un morceau expérimental, avec comme point fort la fin avec ces choeurs très grégoriens.

9. 5 & 20 Schoolgirls : Un morceau encore très influencé par la pop des années 60 et notamment Syd Barrett. C'est un bon titre, qui a un peu vieilli, comme le reste de l'album d'ailleurs, mais qui ne s'en sort pas mal malgré tout.

10. Cos You Got Greenhair : Morceau planant de mouvance hippie ("green hair"), avec beaucoup de réverbération et une flûte lointaine. C'est peut-être le titre le moins intéressant de l'album.

* * *
Le summum de Gong va survenir deux ans plus tard, mais voici déjà de quoi profiter des délires mystico-spatio-hippiesques de ce groupe international. A écouter les yeux fermés !
Et, n'oublions pas : très bonne année à tous ceux qui passent par ici ! Et vive la musique !

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